Duty and Dependency: The Life and Career of Edward James Jarvis, 1788-1852

Loading...
Thumbnail Image

Date

2024-11-07

Authors

Jarvis, Anna Karin

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

Abstract

Edward Jarvis was a colonial judge during the late Georgian and early Victorian periods whose career encompassed more than one jurisdiction within the British Empire. Following several years of study at the Inns of Court in London, he secured positions as a judge in the colonies of New Brunswick and Malta before being appointed Chief Justice of Prince Edward Island in 1828, a position he held until his death in 1852.

Throughout Jarvis’s life duty and dependency were constant themes. He was one of a group of second-generation Loyalists who began their careers in the colony of New Brunswick, and brought many of his generation’s beliefs regarding law and empire to his judicial roles, whether confronting piracy in Malta in the early 1820s or land protests in Prince Edward Island during the 1830s. In his rulings he sought to administer colonial law in a fair and impartial manner, thereby consolidating the property regime in the latter colony. His role as Chief Justice, however, meant that he was dependent upon the British Government for his livelihood, a situation that ultimately became untenable when the granting of responsible government led to a substantial cut in his salary in his final years.

Both duty and dependency were part of Jarvis’s personal as well as professional life: as household patriarch he supported his family and other dependents, who in turn gave him emotional support, loyalty, and deference. The private world of family enabled him to function in the “public” sphere, but also brought bereavement and practical challenges. This study suggests that, while Jarvis did carry out his professional function of upholding British law, particularly property law in the face of a popular protest movement, it came at a cost, both financial and personal, not evident in the public record.


Edward Jarvis est un juge colonial de la fin de l’époque géorgienne et du début de l’époque victorienne dont la carrière s’étend sur plus d’une juridiction de l’Empire britannique. Après plusieurs années d’études aux Inns of Court de Londres, il obtient des postes de juge dans les colonies du Nouveau-Brunswick et de Malte avant d’être nommé juge en chef de l’Île-du-Prince-Édouard en 1828, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1852.

Tout au long de la vie de Jarvis, le devoir et la dépendance ont été des thèmes constants. Il fait partie d’un groupe de loyalistes de la deuxième génération qui ont commencé leur carrière dans la colonie du Nouveau-Brunswick. Il a apporté à ses fonctions judiciaires de nombreuses convictions de sa génération concernant la loi et l’empire, qu’il s’agisse de lutter contre la piraterie à Malte au début des années 1820 ou contre les protestations foncières sur l’Île-du-Prince-Édouard au cours des années 1830. Il s’est efforcé, dans ses décisions, d’administrer le droit colonial de manière équitable et impartiale, consolidant ainsi le régime de la propriété dans cette dernière colonie. Son rôle de juge en chef signifiait cependant qu’il dépendait du gouvernement britannique pour sa subsistance, une situation qui est devenue intenable lorsque l’octroi d’un gouvernement responsable a entraîné une réduction substantielle de son salaire dans les dernières années de sa vie.

Le devoir et la dépendance faisaient partie de la vie personnelle et professionnelle de Jarvis : en tant que patriarche, il subvenait aux besoins de sa famille et des autres personnes à sa charge, qui à leur tour lui apportaient un soutien affectif, de la loyauté et de la déférence. L’univers privé de la famille lui a permis de fonctionner dans la sphère « publique », mais a également entraîné des deuils et des défis pratiques. Cette étude suggère que, bien que Jarvis ait rempli sa fonction professionnelle de défenseur du droit britannique, en particulier du droit de la propriété, face à un mouvement de protestation populaire, cela a eu un coût, à la fois financier et personnel, qui n’apparaît pas dans le dossier public.

Description

Keywords

Canadian history, Law, Gender studies

Citation

Collections